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vous reprendrez bien un peu de nature!

Depuis le 5 octobre 2018, les médecin des îles Shetland, en Ecosse, peuvent désormais prescrire la nature à leurs patients. On pense que ce programme est le premier du genre au Royaume-Uni et il est accompagné d’un calendrier de recommandations en plein air pour une année. Il vise à réduire la tension artérielle, l’anxiété et à augmenter le bonheur des personnes atteintes de diabète, de maladie mentale, de stress, de maladie cardiaque, etc.

 

Un programme complet rempli de suggestions amusantes, charmantes, parfois apparemment décalées: en février, vous pouvez fabriquer une manche à air à partir d’un cerceau et d’un matériau permettant “d’apprécier la vitesse du vent”; en mars, vous pouvez faire une plage à partir de matériaux naturels ou “emprunter un chien et le promener”; en avril, vous pouvez “toucher la mer”; en mai, vous pouvez “enfouir votre visage dans l’herbe”; en juillet, vous pouvez “cueillir deux types d’herbe différents et les regarder vraiment”; en août, vous pouvez invoquer un ver de terre sans creuser ni utiliser de l’eau; en septembre, vous pouvez aider à nettoyer la plage et préparer un repas en plein air; en octobre, vous pourrez “apprécier un nuage”; vous pouvez “parler à un poney” en novembre, “nourrir les oiseaux de votre jardin” en décembre et faire bien plus encore… Tous sur les ordres du docteur.

Les preuves des avantages de la nature sur la santé mentale et physique sont nombreuses. Si vous passez 90 minutes de votre journée à l’extérieur dans une zone boisée, l’activité de la partie de votre cerveau normalement associée à la dépression diminuera. Passer du temps dans la nature réduit non seulement la tension artérielle, l’anxiété, mais aussi l’agressivité, les symptômes du TDAH, améliore le contrôle de la douleur, le système immunitaire, et augmente le bonheur, selon un résumé de la recherche sur les bénéfices de la nature pour la santé.

le bain de forêt, anti-stress

La forêt a longtemps été un endroit pour éclaircir son esprit. Aujourd’hui, il est rare de s’y rendre dans ce but. Pourtant aux États-Unis et au Japon, on y pratique des “bains de forêt”, une façon d’évacuer le stress et d’éviter la maladie.

Le bain de forêt est d’ordre contemplatif : véritable detox propice à la méditation, il permet de ralentir le corps et l’esprit en déconnectant complètement. C’est également une occasion de renouer avec la nature.

C’est au Japon, dans les années 80, que le bain de forêt est né sous le nom de Shinrin-Yoku. Cette pratique fut à l’initiative de l’agence des forêts japonaises. Elle eût l’idée d’inciter les japonais à se promener en forêt, à éveiller leurs sens et à reconnecter le corps avec l’esprit grâce aux nombreuses interactions que la nature pouvait offrir. Au Japon, 93% de la population vit dans des villes. Les études des bienfaits physiologiques de la forêt sont venues confirmer l’utilité de cette pratique.

Cette méditation forestière, loin du tumulte urbain, favorise la diminution de la sécrétion de cortisol (l’hormone du stress) et de la tension artérielle, elle ralentit le rythme cardiaque et optimise les défenses immunitaires. Elle permet aussi de lutter contre la fatigue et l’anxiété, d’améliorer la qualité du sommeil et d’optimiser les capacités de guérison. Outre les bienfaits physiques, le bain de forêt favorise un état de méditation qui permet de se recentrer.

Déconnecter pour être plus performant
Des études ont montré que les personnes qui font régulièrement des promenades dans les espaces verts ont une meilleure concentration et sont beaucoup moins susceptibles de souffrir de dépression que les autres. L’ex PDG d’Apple, Steve Jobs, était connu pour tenir certaines de ses réunions en marchant dehors. Des cadres de la Silicon Valley se sont aussi tournés vers cette pratique de bain de forêt, véritable antidote contre le stress devenant outil de performance pour leurs entreprises.

respecter c'est protéger

Pour la faune de montagne, l’hiver équivaut à la période de résistance et d’endurance contre le froid : les longues nuits, la nourriture maigre et difficile à trouver, les fréquents dérangements occasionnés par les skieurs et les randonneurs en raquette. La pression humaine sur la faune est croissante. Le nombre de randonneurs en raquettes a doublé entre 2008 et 2014. Depuis l’an 2000, le nombre de pratiquants hors-pistes (freeriders, randonneurs à ski et raquettes) a augmenté de près de 240%.

La campagne respecter, c’est protéger – sports de neige et respect, est née en 2009 de ce constat. Son discours ne se veut ni dualiste homme/faune ni culpabilisant, mais cherche à informer et rendre conscient de la situation. Elle part du principe qu’une fois que nous connaissons les effets de notre comportement, nous allons naturellement essayer de ne pas déranger la faune en choisissant un itinéraire approprié.

QUATRE REGLES : Respectez les zones de tranquillité et les sites de protection de la faune, les animaux sauvages aiment s’y retirer. En forêt, restez sur les sentiers et suivez les itinéraires recommandés, les animaux sauvages peuvent ainsi s’habituer à votre présence. Evitez les lisières et les surfaces non enneigées, les animaux sauvages apprécient tout particulièrement ces endroits. Tenez votre chien en laisse, en particulier en forêt, les animaux sauvages fuient en présence de chiens en liberté

les bienfaits de la randonnée

Les médecins nous expliquent à quelle point la randonnée est bénéfique : « La paix de la nature va s’infiltrer en vous comme les rayons du soleil pénètrent les arbres. Le vent va vous insuffler sa fraîcheur, et les orages leur énergie, en même temps que les soucis tomberont comme les feuilles d’automne », a écrit John Muir dans Our National Parks. De toute évidence, John Muir comprenait la valeur fondamentale de passer du temps dans la nature.

Comme John Muir, nous sommes nombreux à reconnaître que randonner dans la nature est bon pour le corps, l’esprit et l’âme. Marcher dans les bois tout en observant les oiseaux et les feuillages colorés, en humant l’arôme des épicéas et des pins, et en écoutant le murmure apaisant d’un cours d’eau, tout cela dégage notre esprit et nous nous sentons bien. Heureusement, les médecins sont d’accord. Les études successives montrent que passer du temps à randonner dans la nature procure de multiples avantages pour la santé mentale.

Randonner dans la nature réduit la ruminationCeux qui ruminent ou se concentrent sur trop de pensées négatives sur eux-mêmes peuvent présenter de l’anxiété, la dépression et d’autres problèmes tels que des crises de boulimie ou un trouble de stress post-traumatique. Dans une étude récente, les chercheurs ont voulu savoir si passer du temps dans la nature affecte la rumination et ils ont constaté que la randonnée dans la nature diminue ces pensées négatives obsessionnelles. Dans cette étude, les chercheurs ont comparé la rumination signalée par des participants qui ont fait une randonnée dans un environnement urbain ou dans la nature. Ils ont trouvé que ceux qui avaient marché pendant 90 minutes dans la nature, un environnement de prairies près de l’université de Stanford, ont signalé moins de rumination et avaient également réduit l’activité neuronale dans le cortex préfrontal subgenual, qui est associée à la maladie mentale. Ceux qui avaient marché dans un environnement urbain n’avaient pas éprouvé les mêmes bienfaits. Ces chercheurs expliquent que notre monde devient de plus en plus urbain et que l’urbanisation est liée à la dépression et d’autres formes de maladie mentale.   Visiblement, nous éloigner d’un environnement urbain et passer du temps à l’extérieur où il y a moins de stress mental, moins de bruit et moins de distractions peuvent être bénéfiques pour notre santé mentale. 

Se déconnecter de la technologie stimule la résolution créative de problèmes. Selon une étude de Ruth Ann Atchley et David L. Strayer, la résolution créative de problèmes peut être améliorée en se déconnectant de la technologie et en renouant avec la nature. Dans cette étude, les participants ont randonné dans la nature pendant environ quatre jours et ils n’étaient pas autorisés à utiliser la technologie. On leur a demandé d’effectuer des tâches exigeant de la créativité et la résolution de problèmes complexes. Ils ont constaté que les participants immergés dans la nature avaient des performances accrues de 50% dans les tâches de résolution de problèmes. Les chercheurs indiquent que la technologie et le bruit des zones urbaines accapare sans cesse notre attention et nous empêche de nous concentrer, ce qui affecte nos fonctions cognitives. C’est pourquoi lorsque nous nous sentons submergés par les contraintes de la vie urbaine et les connexions 24/24, les randonnées dans la nature peuvent être une puissante médecine. Elles réduisent notre fatigue mentale, apaisent notre esprit et nous aident à penser de façon créative.

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sport ou activité physique?

On l’entend partout, il est bien de bouger et de faire du sport, notre santé en bénéficie grandement à plus d’un titre, et il n’y a bientôt plus de problème de santé qui ne pourrait être amélioré par plus d’activité et une meilleure condition physique.

Toutefois, il y a en général une légère confusion de ce qu’est l’activité sportive par rapport à l’activité physique, et cela est dû à un problème sémantique. Plusieurs termes se collisionnent dans ce débat : sport, mouvement, exercice, activité physique. Faisons la part des choses en tentant d’amener quelques définitions pour que nous soyons d’accord sur les mots.

Sport : activité volontaire, planifiée, organisée, soit à plusieurs avec des règles (sport d’équipe), soit en solitaire, mais avec des objectifs liés à la réalisation de cette activité en soi (course à pied, séance de natation, entrainement au fitness). Habituellement comprise comme activité à assez haute intensité, impliquant essoufflement et transpiration

Mouvement : se comprend assez simplement, comme résultante de toute activité impliquant des contractions musculaires. Ne se définit pas nécessairement par un but particulier (le mouvement peut être la course, mais aussi soulever une casserole, tendre le bras pour appuyer sur la télécommande, remuer les orteils), une intensité ciblée ou un effet d’entrainement (au contraire du sport). L’absence de mouvement est l’antithèse de la vie.

Exercice : en parlant d’exercice physique, on se rapproche de la notion exprimée par le sport, avec fatigue, intensité, progression avec la répétition (comme le sport) et application.

Activité physique : s’entend généralement comme tout mouvement générant un déplacement du corps, en général d’intensité légère à modérée (marche, randonnée, monter les escaliers, passer l’aspirateur) et ne provoquant pas de fatigue, essoufflement ou transpiration. Elle n’est pas structurée et s’intègre à notre vie de tous les jours. Son but est autre que la réalisation de l’activité en soi, il s’agit de se déplacer d’un point à un autre ou d’accomplir une tâche ménagère, par exemple.

En conclusion, nul autre que Platon pourrait donner un des meilleurs conseils qui soit : “Pour que l’homme puisse avoir du succès dans la vie, Dieu lui a donné deux attributs, l’éducation et l’activité physique. Pas séparément, un pour l’esprit et l’autre pour le corps, mais ensemble. Avec les deux, l’homme peut atteindre la perfection.”

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